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28.10.09
26.10.09
Pierre Audi, prix Johannes Vermeer
Le Français Pierre Audi (° 1957) recevra le 30 octobre à Delft le prix Johannes Vermeer, un prix d'État destiné à honorer et à couronner un “talent artistique exceptionnel”. Cette distinction, dotée d'un montant de 100 000 euros, lui est octroyée pour ses prestations de metteur en scène et de novateur dans le domaine du théâtre musical.
Pierre Audi a passé sa jeunesse à Beyrouth et à Paris, mais a étudié l'histoire à Oxford. Il a fondé à Londres l'Almeida Theatre, dédié à la musique, au théâtre et à la danse. Directeur artistique du Nederlandse Opera d'Amsterdam depuis 1998, Audi occupe la même fonction au festival annuel Holland Festival depuis 2005.
Dans son numéro 4 / 2009, Septentrion consacrera une “actualité” à Pierre Audi.
Libellés :
Holland Festival,
Nederlandse Opera,
Pierre Audi,
prix Johannes Vermeer
21.10.09
"Paris central"

Inversons pour une fois notre démarche habituelle en nous intéressant à la présence française aux Pays-Bas.
Du 23 octobre 2009 au 17 janvier 2010 se tiendra au
musée d'Art moderne Cobra d'Amstelveen (près d'Amsterdam) une intéressante exposition intitulée
Paris central. Elle offrira un large éventail d'œuvres majeures représentatives de l'art européen des années 1950. L'accent y sera surtout mis sur l'impulsion et l'enthousiasme dont l'activité artistique d'alors est redevable à Paris, indiscutable haut-lieu de la culture dans les années d'après-guerre.
L'exposition réunira près de cent œuvres de 34 artistes de renommée internationale qui ont marqué cette période par leur passion dévorante de l'expérimentation. Les pièces exposées seront notamment prêtées par le musée des Arts décoratifs de Paris, la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence et le Musée municipal d’Amsterdam.
Au début de l'année 2003 a paru, sous le titre Vaut le voyage, un numéro à thême de Septentrion consacré à l'influence que la capitale française a exercée sur la vie culturelle en néerlandophonie après la Seconde Guerre mondiale.
20.10.09
Michel Perquy, traducteur et peintre
Plusieurs collaborateurs de Septentrion ont des talents cachés. C'est notamment le cas de Michel Perquy, traducteur mais également peintre. Jusqu'au 2 novembre 2009, il expose ses toiles à la Fondation Biermans-Lapôtre, le pavillon belge de la Cité universitaire de Paris.
Des informations peuvent être obtenues auprès de la Fondation Biermans-Lapôtre, 9a, boulevard Jourdan,
Paris 14e
(tél. + 33 (0)1 40 78 72 00 - admin@fbl-paris.org).
16.10.09
Paris accueille James Ensor

Du 20 octobre 2009 au 4 février 2010 se tient au
musée d’Orsay à Paris une grande exposition consacrée à l'œuvre du peintre flamand James Ensor (1860-1949). Cette exposition vient de quitter les cimaises du Museum of Modern Art de New York.
L'artiste, profondément attaché à sa ville d'Ostende, a longtemps attendu la reconnaissance que méritait son génie, dont les ingrédients les plus habituels étaient les masques, les exubérantes scènes de carnaval et les tableaux macabres. S'il maniait volontiers la satire et le persiflage, Ensor a également peint des portraits et des natures mortes. Il ne cherchait pas à se distinguer par un style propre, mais est considéré à la fois comme représentant du symbolisme et comme un inspirateur de l'expressionnisme et du surréalisme.
Le n° 3 / 2009 de Septentrion, récemment paru, contient un intéressant article de fond sur les nombreux contacts qu'Ensor entretenait avec les milieux artistiques parisiens. Vous pouvez lire ici même cet article, dont l'auteur n'est autre que Xavier Tricot, à qui on doit aussi le nouveau catalogue raisonné de James Ensor. La version française de ce catalogue est parue aux éditions Actes Sud.
On peut rappeler ici que, dans son n° 1 / 1990, Septentrion a publié un important «dossier James Ensor» à l'occasion d'une série de manifestations de grande envergure organisée à Paris sur le thème «Autour d’Ensor».
Libellés :
James Ensor,
Museum of Modern Art (New York),
musée d'Orsay,
Xavier Tricot
13.10.09
Rembrandt, Vermeer et les autres : le siècle d'or néerlandais

Jusqu'au 7 février 2010, la Pinacothèque de Paris vit au rythme du XVIIe siècle néerlandais, dit 'siècle d'or'. L'exposition “L'Âge d'or hollandais: De Rembrandt à Vermeer” présente un ensemble de plus de cent trente pièces, dont une soixantaine de tableaux, une trentaine d’œuvres graphiques (dessins et aquarelles), une dizaine de gravures ainsi qu’une dizaine d’objets (tapisseries, faïences, miniatures en bois, argenterie et verrerie). Pour cette exposition, la Pinacothèque de Paris s’est associée avec le Rijksmuseum d’Amsterdam.
Au XVIIe siècle, une génération d’une richesse sans précédent dans l’histoire des arts vit le jour dans les Pays-Bas septentrionaux. Plusieurs peintres acquirent une spécialité dans un domaine très précis: la nature morte ou la vanité avec Willem Claesz. Heda et Pieter Claesz.; le paysage avec Jan van Goyen, Jacob van Ruysdael ou encore Meindert Hobbema. Jan Steen ou Adriaen van Ostade illustrent la satire villageoise tandis que Gerard ter Borch et Pieter de Hooch s’adonnent à la comédie de mœurs et aux scènes de genre dont font partie les fêtes paysannes. Emanuel de Witte et Pieter Jansz. Saenredam se spécialisèrent dans la peinture de monuments, Thomas de Keyser et Frans Hals devinrent les spécialistes du portrait et Paulus Potter celui des animaux. Il convient de mettre à part des individualités comme Vermeer ou Rembrandt, qui finalement ne sont pas très représentatifs de cette époque. Ils en sont pourtant devenus les symboles. À la différence des autres artistes, ils s’intéressèrent à plusieurs genres et refusèrent toute spécialisation. Ils demeurèrent l’un et l’autre des modèles absolus, hors du temps et de toute époque.
Parmi les nombreux articles publiés à ce jour dans Septentrion sur le siècle d'or néerlandais, relevons celui, abondamment illustré, qui était consacré à Vermeer dans le n° 1 / 1996, et la présentation, dans le n° 1 / 2006, des différentes expositions Rembrandt prévues à Paris dans le courant de l'année.
9.10.09
Vincent Van Gogh, peintre et auteur

Le 8 octobre 2009, après 15 années d'études menées par le musée Van Gogh (Amsterdam) et l'Institut Huygens (La Haye), la correspondance complète de Vincent van Gogh a été éditée en français, néerlandais et anglais. Représentant pas moins de 6 volumes, cette publication réunit 819 lettres écrites par Vincent van Gogh et 83 qui lui ont été adressées.
Vincent van Gogh n'était pas seulement un peintre de génie, mais aussi un écrivain doué. Il illustrait fréquemment ses lettres de croquis et de dessins et se répandait en éloges enthousiastes sur les artistes les plus divers. On trouvera dans le recueil une reproduction de chacune des œuvres qui ont inspiré Van Gogh et sont évoquées dans les lettres. Avec celles de ses propres dessins et tableaux, cela donne au total quelque 4 300 reproductions.
Cette correspondance est d'une valeur inestimable, à la fois comme document humain et parce qu'elle constitue une formidable mine d'informations sur la vie du peintre et sur l'histoire de l'art. Toutes les lettres ont été reprises dans la forme où Van Gogh les a véritablement écrites, sans enjolivures ni amendements quelconques, sans qu'aucun passage n'en ait été supprimé.
La publication était placée sous la responsabilité rédactionnelle de Leo Jansen, Hans Luijten et Nienke Bakker. La version française est parue aux éditions Actes Sud. Les lettres dont l'original était en néerlandais ont été traduites par Marnix Vincent, un des fidèles collaborateurs de Septentrion.
Dans le n° 3 / 2003 de Septentrion a déja paru une lettre signée Vincent van Gogh et dans le n° 1 / 2010, nous publierons un article de fond sur son talent épistolaire.
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