
Karel Van Miert (1942-2009).
L'homme politique flamand Karel Van Miert est décédé ce 23 juin à l'âge de 67 ans. Il avait entamé sa carrière politique en 1976 en qualité de secrétaire national adjoint du Parti Socialiste Belge - Belgische Socialistische Partij, toujours unitaire à l'époque. Deux ans plus tard, il accédait à la présidence de l'aile flamande du parti, le SP (aujourd'hui SP.A). Durant les années 1980, il a été une des figures de proue du mouvement pacifiste et de l'opposition à l'installation de missiles nucléaires américains sur le sol belge.
En 1989, Karel Van Miert est devenu membre de la Commission européenne, alors présidée par Jacques Delors. Van Miert s'y est vu attribuer la compétence de commissaire au Transport, à la Politique des Consommateurs, aux Crédits et aux Investissements. Celui en qui on ne voyait au début que 'le petit Belge' n'a pas tardé à forcer le respect par sa connaissance des dossiers et sa détermination. Son mandat a été reconduit, avec cette fois l'important portefeuille du Personnel, de l'Administration générale et de la Politique de la Concurrence. C'est surtout dans cette dernière fonction qu'il est devenu un commissaire internationalement respecté, qui a même été appelé “l'homme le plus puissant d'Europe”. Il en imposait incontestablement par la manière dont il a mené combat
contre l'influence de grandes entreprises et de lobbies
politiques.
Karel Van Miert allait finalement exercer deux mandats successifs en tant que commissaire européen à la Concurrence, jusqu'en 1999. Cette année-là, il a été contraint de démissionner avec l'ensemble de la Commission à la suite de 'l'affaire’ Édith Cresson. Il s'est alors retiré de la politique européenne. De 2000 à 2003, il a présidé l'école néerlandaise des affaires Nyenrode.
Septentrion a consacré un article à Karel Van Miert dans son n° 1 / 2001.
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